COUCOU LES PETITS LOUPS

La bête du Gévaudan

Le drame se joue en deux temps principaux, l'un de juin 1764 à octobre 1765 et l'autre de novembre 1765 à juin 1767. le premier est le plus connu et surtout le plus "médiatisé" à l'époque, faisant de la "bête qui mangeait le monde" un des premiers cas de diffusion de l'information à l'echelle nationale et européenne, avec les déformations que cela suppose. Le profil des victimes est quasiment toujours le même : un jeune enfant, plutôt une fille, souvent vachère et donc exposée à la bête dans une zone de pâturages reculée. Les pouvoirs publics locaux sont vite dépassés, le réseau d'aristocrates de la région et la médiatisation permettent à l'affaire de remonter au roi. Des moyens considérables sont mis en oeuvre, les meilleurs chasseurs du royaume affluent en Gévaudan, en vain. La "bête" ou (plutôt les "bêtes") semble invicible. Elle se joue de tous les stratagèmes en poursuivant son carnage dans un milieu et des conditions climatiques rudes. Un premier répit survient à la suite de l'abattage d'un couple de grands loups à l'automne 1765. Après quelques semaines d'alcamie, les attaques de la "bête" reprennent. Mais lors de cette seconde phase, l'attention médiatique est retombée. Pour Paris, le problème est réglé et cet épisode n'intéresse plus personne hors du Gévaudan. D'autres épisodes de "bêtes" surviennent également dans d'autres endroits du royaume, supprimant l'originalité des événements. Seul le subdélégué de l'intendant du Languedoc, Etienne Lafont, chroniqueur des faits dès le début, continue de s'activer pour détruire le ou les prédateurs anthropophages. Après des agressions plus diffuses dans le tmps, c'est principalement un couple d'animaux carnassier qui est tué, dont un fameux gros mâle abattu par le chasseur réputé et controversé Jean Chastel. Au total, selon les estimations, ce drame a causé la mort de 78 à 99 personnes et blessé de 50 à 250 personnes.

Quelques récits :

- "Une fille de 12 ans fut enlevée hier soir, à la Vachèlerie de Paulhac. Nous avons d'abord trouvé une partie de vêtement tout déchiré et, tout auprès, une grande effusion de sang. Plus haut encore, il a été trouvé une partie de jupon tout délabré par les plis. Beaucoup plus haut, dans la bruyère, a été trouvé, tout nu le cadavre de cette fillette."

- Cette hypothèse repose également sur plusieurs cas de décapitations. Puisque, selon l'auteur Michel Louis, " il est une aberration de croire qu'un loup ou autre animal puissent décapités ses victimes". D'un point de vue nutritionnel, la tête d'un homme ne serait en effet pas une des parties des plus intéressantes. Au total 14 victimes de la bête furent retrouvées décapitées.

- "Le 21 décembre 1765, une petite fille de 11 ans, Agnès Mourgues, de Marcillac, fut égorgée et dévorée. On trouva ça et là ses vêtements en pièce et son petit corps nu, comme si elle venait de naître et affreusement mutilé : la tête, détaché, à six pas, le cou, les épaules, la poitrine dévorés, ainsi que le mollet d'une jambe."

- Soulignons qu'aucun écrit ne relate qu'un habitant du Gévaudan n'ait réussi à voir la bête décapiter ses victimes. Selon Gérard Ménarory, des cas d'égorgement d'humain par des animaux existent (très souvent des fauves). Mais aucun cas de décapitation n'a pu être encore relevé. D'autant plus que la mâchoire d'un loup ne serait pas assez puissante pour réaliser cela.

 

source le net



08/06/2011
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