COUCOU LES PETITS LOUPS

Conservation du loup

Chronologiquement, la crainte première du loup qui relevait de la prédation sur les animaux domestiques et d'éventuels incidents envers les humains, a conduit à une extermination (avec prime) propagée dans tout l'ouest des USA de la fin du 19e jusqu'au début du 20e siècle, et arrive à déboucher sur l'éradition des loups d'Amérique du Nord de leur aire de répartition Historique.

 

Néanmoins, au milieu du 20e siècle, les regards portés sur le loup se sont inversés. Aux USA, les loups ont profité d'une protection fédérale grâce à la loi de 1973 qui lui décernait le statut " d'espèce en danger". De part, l'association de plusieurs éléments, tels que l'augmentation de l'attachement du public, des écartements naturelles, de réintroductions menées à bien, ces prédateurs, si controversés, ont cru en nombre et réapproprié certaines de leurs anciennes zones de répartition originelle.

 

La réintroduction des loups a été considérée comme un des efforts de rétablissement les plus réussis de la fin du siècle dernier. Les loups ont fait un retour phénoménal dans le Montana, l'Idaho, le Minnesota, le Wisconsin et le Michigan. De plus, les meutes de loups sont aussi en progression au Canada et dans plusieurs pays européens tels que la France, la Suisse, l'Italie, la Norvège et la Suède. Par contre, nous n'avions pas prèvue un problème surprenant à cet état de fait, qui est, que les loups ont prouvé, qu'ils pouvaient vivre à proximité des humains. Cette croissance de population humaine dans des zones non urbanisées, a eu pour résultat une augmentation de conflit loups-humains. Les espèces sauvages habituées aux activités des hommes et aux humains eux-mêmes font que les rencontres sont devenues plus fréquentes. Ceci explique que les finances visant à leur réintroduction sont maintenant réinvesties dans des actions de gestion et de contrôle des loups.

 

Le 26 avril 2000, un loup en pleine forme a attaqué un enfant de 6 ans à Ice Bay "Alaska". Le prédateur a été tué et le garçon a eu quelques points de suture et a complètement récupéré de ses blessures. Cet incident était si inattendu, qu'il fut écrit dans les journaux à travers les l'Etats-Unis. Chaque année, plusieurs personnes sont bléssées, parfois mortellement, par des coyotes, des ours noirs, des grizzlys, des pumas, des cerfs, des élans. Alors que les loups chassent souvent de grandes proies, les attaques à l'encontre des hommes sont très rares. Par contre, la fréquence des rencontres en Amérique du Nord a augmenté au cours de ces trois dernières décennies.

 

Le loup a changé pour devenir un "grand prédateur" ce qui lui permet de développer ses chances de survie par l'utilisation opportuniste de ressources, en intégrant celles trouvées dans de nouveau cadre de vie et en prenant les proies faites par d'autres prédateurs. Les loups d'Amérique du nord ne sont plus effrayés par les humains et régulièrement ils investissent leur lieu d'activité. La pluplart du temps, le loup &tait décrit comme audacieux et exécrable, il était par contre rarement décrit comme une menace envers l'humain.

 

Lorsque les campagnes de supression du loup commencèrent à la fin du 19e siècle, les loups fouineurs disparurent, ceux abordables furent empoisonnés et les loups craintifs survécurent dans quelques régions. En 1940, l'eradication avait réduit le loup aux USA de près de 98%, ne restant que quelques zones là où il y avait absence de conflit entre humains et loups. L'extermination du loup approchait de son but ultime, les dernier survivants étant très discrets et "invisibles". 

 

Dans les années 70, la forte haine contre le loup fut modérée par la prise de conscience écologique et contre balancée par l'apparition de l'adoration pro-loup. La phrase "il n'y a aucun cas documenté de loup sain ayant attaqué un humain en Amérique du nord" devint le symbole d'individus pour créer une image positive du loup. Des programmes d'éducation contribuèrent largement à faire changer l'attitude du public et à renforcer les efforts de protection du loup. Les hybrides "chien-loup" et les loups apprivoisés deviennent populaires, et les hommes commencèrent à aduler le loup pour sa "sauvagerie", son ingéniosité, ses relations amicales envers l'humain. Au final, le loup "invisible" a donné naissance à une vision tranformée dans la mémoire collective représentant un "loup normal". Est-ce que ces visions du loup sont plus une fiction qu'une représentation fidèle de toute la complixité de ce carnivore? Allons-nous défavoriser le loup en créant des extrapolations irréelles en disant que le loup est un animal sans danger séjournant dans des zones sauvages? Pour répondre à ces questions, nous avons intérêt à comprendre les loups et les moyens de sauvegarde de manière plus approfondie et largement plus détaillée.

 

La biographie de la protection du loup est remarquable mais pas étonnante. Les loups avaient la plus grande distribution géographique par rapport aux autres espèces de mammifères, à l'exception des hommes, et occupaient la pluplart des biotopes. Ils réclamèrent seulement deux composants du biotope pour vivre :

-Un approvisionnement suffisant tout au long de l'année d'ongulés.

-Ne pas être soumis à un trop important acharnement de la part des humains.

Les loups chassent obligatoirement en mode associatif, ce qui comprend un travail d'équipe très efficace et un niveau de civilité struturé par une hièrarchie au sein de la meute. Chaque groupe étant composé d'individus ayant un large échantillon de réactions permettant d'exécuter leurs différents rôles au sein de la meute, le registre allant du fuyant soumis à l'intrépide dominant. Les loups ont une importante souplesse au niveau réactionnel, morphologique et génétique qui leur permet cette attitude à vivre dans des environnements diversifiés. Ce changement et la combinaison avec un haut taux de fécondité, a permis dans un laps de temps très court d'augmenter de manière significative leur population.

 

Cette disponibilité et cette mollesse du loup a permis sa domestication il y a au moins 14000 ans et peut-être même 135000 ans. Les chiens sont le résultat de cette forte variabilité produite par la sélection artificielle faite sur les loups par les hommes. L'assurance de certains loups dans la nature ont aidé l'apprivoisement par des humains et éventuellement une association lors de chasse, des liens de camaraderie, d'éboueur des campements humains.

 

L'expansion des répartitions ont causé une multiplication de rencontres entre loups et hommes et produit une inquiètude pour ceux qui font la conservation et la gestion.

 

Par contre depuis 1985, plusieurs attaques de loups ayant pour résultat des blessures ont été enregistrées en Alaska, Vargas Island (Colombie Britanique), Algonquin Park (Ontario, 5 attaques différentes), et en Inde. Les attaques en Inde furent les plus graves : à Uttar Pradesh sur une période de deux ans (1996-1997), des loups ont tué ou blessé 74 personnes, des enfants de moins de 10 ans pour la plupart. Ces attaques sont confirmées par des documents officiels venant des autorités. Plusieurs facteurs doivent être pris en compte, tel que le manque de proies sauvages, les troupeaux domestiques bien protégés, et beaucoup de jeunes enfants jouant dans la voisinage des loups.

 

Le facteur commun de toutes ces attaques rapportées est que les loups étaient devenus intrépides vis-à-vis des hommes (peut-êtr à cause d'une pénurie de nourriture ou peut-être une nouvelle stratégie d'exploitation apportées par l'humain dans ces zones retirées). Les loups d'Amérique du nord, mêlés dans les récentes attaques, avaient été aperçus régulièrement, soit volant des effets personnels, mordant les pneus, explorant les zones de campements et quelques fois obtenant de la nourriture. Les loups de l'Algonquin et de Vargas présentaient des réactions d'audace depuis déjà des semaines ou des mois avant que l'attaque arrive. Ces blessures auraient pu être évitées, si l'homme avait considéré le loup comme un prédateur de la faune sauvage plutôt que de le regarder comme un visiteur porteur de sensation palpitante.

 

L'objectif d'essai n'est pas de déclencher une nouvelle peur du loup, mais de rendre compte d'un problème bien réel et grandissant, qui concerne les loups (ainsi que beaucoup d'autres espèces). Comment peuvent cohabiter humains et loups dans un espace de plus en plus colonisé par l'homme ? Le défi des personnes intressées par cette conservation et cette gestion est à présent d'éviter une "peur du loup" populaire, tout en donnant une image réaliste des réactions dans l'espoir de réduire les conflits entre humains et loups.

 

Alors que le loup s'habitue facilement aux changements, cette acclimatation n'est pas vraie chez l'humain, qui domine les zones de recolonisation. Les loups ont trouvé de nouvelles ressources de proie comme les lamas et les chèvres naines dans les petits ranchs, qui ont une surface de deux à dix hectares dans l'ouest des USA. Les chiens de bergers de types pyrénéens et anatoliens, qui surveillent les troupeaux, sont tués par les loups. Les animaux domestiques oont été surpris et capturés par les loups aux portes des propriétés, et ce qui est surprnant, c'est que les loups passent inaperçu par les personnes visitant les parc nationaux. L loup de la faune sauvage s'accoutume assez bien aux zones occupées par l'homme. La bizarrerie est, que nous avons bien géré la sauvegarde du loup avec un succès énorme, que les conflits arrivent de plus en plus fréquemment et nous devons devancer le possible effet boomerang pour éviter un retour vers une ferveur anti-loup. Des efforts d'éducation du public à propos du loup, en insistant bien sur les dofférences, qu'il y a avec le chien domestique semblent être efficaces. La population doit garder en tête que les pratiques (respect, application, utilisation) des mesures raisonnables de précaution sont les seuls moyens efficaces de prévenir les conflits avec les loups.

 

 

source sur le net

 

 

 

 

 



16/07/2011
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